L'écrivain de par la nature de sa profession est un rêveur et un rêveur conscient. Il doit imaginer, et l'imagination nécessite de l'humilité, de l'amour et un grand courage. 

Carson McCullers

Définition du roman fantastique

 

Retranscrit du site Etudes litteraire

 

Introduction :

Le roman gothique est un genre littéraire anglais qui marque la fin du 18e siècle. Ce genre peut être considéré comme le début de la remise en doute des la Philosophie des Lumières de cette fin de siècle. Il est très populaire auprès des femmes, et les auteurs les plus connus sont également des femmes. On retiendra surtout Ann Radcliffe, avec Les Mystères d’Udolphe.
Le roman gothique apparaît lors d’un engouement pour le sentimental, le macabre, l’esthétique de la mort, et les ruines du passée, redécouvert en même temps que l’architecture gothique. L’espace typique d’un roman gothique est d’ailleurs le plus souvent un château, en ruine, au Moyen-âge, lieu clôt ou les règles diffèrent du reste du monde, donnant une impression de mélancolie inquiétante, d’atmosphère superstitieuse. Ce genre travail essentiellement sur la peur du surnaturelle et les fantasmes qu’il provoque, qu’ils soient véridiques ou non, et ce mélange de fascination et de malaise face à des lieux récurrents tels que les cimetières.
Le roman gothique devient célèbre grâce au roman de Mary Shelley, Frankenstein. Le genre et alors reprit par des auteurs de toute l’Europe. En Allemagne, avec Christian Heinrich Spie qui introduit le Schauerroman (roman de l’effroi), ou en France, avec François Guillaume Ducray-Duminil, qui se concentrera surtout sur la partie macabre de ses romans.
Le roman gothique porte des sensations fortes, des personnages complexes, bien qu’issus de stéréotypes tels que des jeunes filles persécutées, hommes hésitant entre raison et passion, montrant bien l’irrationalité de l’Homme.
Mais après près d’une décennie de règne, le roman gothique s’essouffle, et des romans purement parodique commencent à émerger, tel que Nightmare Abbey, de Thomas Love Peacok, ou Northanger, de Jane Austen.

 

En 1830, on voit apparaître un nouveau genre littéraire, le fantastique. Malgré tout, le fantastique s’inspire très largement du roman gothique, et peut être même considéré comme sa suite logique. Tout comme le roman gothique, le fantastique se construit autour d’une fiction, et l’apparition du surnaturelle dans un contexte connu du lecteur. Mais ce nouveau genre innove tout de même dans son contenu, ou le rationnel et dépassé, et ou l’on retrouve beaucoup de mythe depuis longtemps oubliés. Mais cette définition inclurait toutes les mythologies, notamment Gréco-romaines, ainsi que certain passage Biblique. Il peut être ainsi considéré comme un mélange de plusieurs genres, rendant une définition plus poussée difficile, et surtout très controversé. L’ouvrage souvent considéré comme une référence, est Introduction à la littérature fantastique, de Todorov, ou il explique que le fantastique réside dans l’hésitation entre l’acceptation du surnaturelle, et une explication rationnelle : "Le fantastique, c'est l'hésitation éprouvée par un être qui ne connaît que les lois naturelles, face à un événement en apparence surnaturel." Mais certain roman, tel que la saga Harry Potter, de J.K.Rowling, pose de nombreux problèmes aux théoriciens, car la limite entre fantastique et merveilleux est très mince.
 

Conclusion : 

Nous pouvons donc conclure qu’une réelle définition du fantastique n’existe pas. Elle est toujours fluctuante en fonction de chaque auteur, de chaque lecteur, de chaque nouveau roman qui parait. C’est pour cela que les confusions sont aussi fréquentes, non seulement chez les lecteurs, mais aussi chez les auteurs et les éditeurs. Ainsi, des romans tels que la trilogie de Jean-Louis Fetjaine, Le crépuscule des elfes, La nuit des elfes, L’heure des elfes, se trouvent au rayon «  Fantastique » d’une librairie, alors qu’après lecture, nous pouvons conclure qu’ils appartiennent clairement au merveilleux. 
Cela prouve que la ligne entre science-fiction, fantastique et merveilleux est très mince, et que certain romans en deviennent ainsi inclassable. L’exemple le plus récent est la saga Harry Potter, de J.K.Rowling. Bien que les débuts de chaque roman se passent dans un contexte connu du lecteur, la banlieue de Londres, marquant ainsi une des caractéristiques du fantastique, le reste du roman fonctionne dans un cadre purement merveilleux.
Les origines du fantastique peuvent donc remonter très loin. Les contes et légendes d’Europe sont pleins  de passages pouvant appartenir à la définition du genre. Nous pouvons donc conclure que l’élément fantastique existe depuis toujours, mais n’est devenu un genre à part entière qu’au 18e siècle.

 

Source : http://www.etudes-litteraires.com/forum/topic9023-existetil-une-reelle-definition-du-fantastique.html

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